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Quand John Cassavetes (1929-1987) se lance en 1957 dans la réalisation de Shadows, il est alors l’un de ces jeunes acteurs formé par l’Actor’s Studio qui a percé grâce à la télévision. Le film, sorti en 1959 sur les écrans, a eu une longue gestation. Il existe en effet deux versions de Shadows ; la première, tournée en 1957, est totalement improvisée. Elle ne sera projetée que trois fois. La seconde, plus aboutie, ne conserve au total qu’un tiers des scènes de la première version. L’improvisation demeure néanmoins importante dans ce second essai dont l’originalité ne naît ni du scénario ni de la mise en scène, mais du libre jeu de l’acteur, de ses mots et de ses gestes que la caméra épouse au plus près.
Dans les années soixante à Greenwich Village, Hugh voudrait s’intégrer à la communauté blanche, tandis que son frère, Ben, chanteur, fait des tournées miteuses et que sa soeur Leïla sort avec un Blanc…
Une sublime improvisation en caméra seize et bande son jazz (charles Mingus) sur le thème du racisme et du métissage.
A travers le mal de vivre de quelques adolescents,la premiere tentative de putsch cinematographique de Cassavetes. Ce film concu comme un exercice fut l'occasion pour le realisateur d'innover et de casser certaines regles de l'art cinematographique.
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